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Su-35 (T-10M)

 

 

 

 

 

Présenté pour la première fois au salon de Farnborough (en septembre 1992) puis à Dubaï (en  novembre 1993), le Sukhoï Su-35 - également baptisé Su-27 M ou encore "Flanker Plus" - n'a pas vraiment surpris les spécialistes qui ne voient en lui qu'une version évoluée du Su-27 "Flanker".

Officiellement présenté, en 1992, par le constructeur comme étant une version modernisée du Su-27 intégrant les améliorations techniques éprouvées sur la version embarquée Su-27 K - c'est-à-dire des plans "canard" et une structure renforcée, le Su-35 est en réalité un avion totalement  nouveau. Le premier des six prototypes du Su-35 (codé "701") a effectué son premier vol le 28 juin 1988 aux mains d'Oleg Tsoi. Peint dans une livrée similaire aux expérimentations du peintre "Ferris" aux Etats-unis, il est aujourd'hui visible au musée de Monino. Il vient d'être restauré et repeint en divers tons de bleu qui ne correspondent en rien à la livrée originale.  Ce premier Su-35 fut en fait convertit à partir d'un T-10 S construit en 1986.  Le deuxième prototype (T-10M-2 codé 702), également convertit depuis un T-10S, rejoignit le programme d'essais en janvier 1989.

Le premier appareil de pré-série (codé "703") vola le 1er avril 1992. 12 appareils furent construit dans le cadre du programme Su-35 (codé de "701" à "712"). Les deux derniers étant des Su-37.

L'implantation de plans "canard" à l'avant du fuselage, un des éléments les plus remarqués, n'est pas la seule modification apportée à la cellule de cet avion. Tout en conservant une formule aérodynamique éprouvée et viable, un énorme travail de reconstruction a été entrepris par les ingénieurs de Sukhoï, sous la direction de Nikolaï Feyedorovich Nikitine. Les autres principales modifications interviennent au niveau de la structure interne du fuselage, de la voilure, des dérives et de l'atterrisseur.

Concernant la voilure, qui conserve la forme en plan du Su-27, sa nouvelle structure fait largement appel aux matériaux composites et aux alliages d'aluminium-lithium afin de réduire la masse totale de l'appareil tout en augmentant le volume de carburant. Un important apex de raccord voilure-fuselage voit le jour pour assurer la continuité avec les nouveaux plans " canard ".

Dessiné autour du concept aérodynamique d'instabilité totale à trois plans porteurs, le Su-35 - qui n'est pas un vrai "canard" (car ils ne participent pas directement au contrôle de l'avion comme par exemple sur le Rafale) - devient encore plus instable au fur et à mesure de sa consommation de pétrole. Pour gérer ce haut niveau d'instabilité, les ingénieurs de Sukhoï ont adopté un nouveau concept de commandes de vol électriques, à calculateurs numériques de type quadruplex, qui rend le Su-35 trois à cinq fois plus instable que le Su-27. L'implantation de "canard", encore baptisé FHE (Front Horizontal empennage), permet de générer deux puissants vortex qui soufflent la couche limite présente au centre du fuselage. Ce soufflage réduit le risque de décollement brutal de cette couche limite et le décrochage aérodynamique de l'appareil en manoeuvre de combat, ainsi que le phénomène d'oscillations (buffeting) qui apparaît dans certaines configurations de vol aux grands angles d'incidence. Le pilotage du FHE, qui est associé au calculateur principal des commandes de vol, agit automatiquement en fonction de l'angle d'attaque, c'est à dire entre -50° et +10°. Aux grands angles, le FHE joue le rôle de fente, dans laquelle est canalisé le flux d'air généré par le plan avant vers l'extrados de la voilure. Cette technique améliore le rendement aérodynamique et réduit le facteur de charge de la voilure et des empennages, en répartissant les zones de pressions sur l'ensemble de l'appareil. Cela réduit également les contraintes en flexion du fuselage.

Les dérives voient leur surface augmentée, par un agrandissement de leur hauteur, alors que leur caisson intègre maintenant un réservoir de carburant. A noter que le saumon de dérive n'est plus " brisé ". Le Su-35 est doté d'un nouveau système de navigation et d'attaque articulé autour du radar multimode  et antenne électronique N-011 et d'une nouvelle conduite de tir infrarouge. Ce radar est compatible avec les plus récents types de missiles air-air (R-73, R-77 .) et air-sol développés en Russie. Il peut faire l'acquisition simultanée de 15 cibles et en engager 8. La portée de ce radar est de 100 km pour une cible ayant une SER de 8 mètres carré.

L'avant du fuselage (de section plus ronde) et le radôme (plus pointu) ont été modifié pour permettre l'intégration de ce nouveau radar qui voit sa masse augmentée obligeant le train à se doter d'un diabolo à deux roues en lieu et place de la seule roue du Su-27. La pointe arrière renferme un radar N-012 faisait du Su-35 le premier chasseur doté de ce genre de système l'avertissant des menaces provenant de l'arrière. Les rails lance-missiles de bout de voilure peuvent être remplacés par des nacelles de contre-mesure électronique.

Ce système est complété par un cockpit entièrement repensé et architecturé autour de trois écrans multifonctions, en couleurs, et d'un quatrième, monochrome, regroupant les informations nécessaires à la navigation. Le Su-35 n'est pas équipé, comme le MiG-29M ou le Su-37, d'un mini-manche latéral. Parmi les autres modifications il faut noter le montage d'une perche de ravitaillement en vol escamotable sur le coté gauche du nez de l'avion. Le pilote est désormais assis sur un siège incliné à 30° pour contrer les effets des accélérations. Le Su-35 n'a pas trouvé de clients à l'exportation et les forces aériennes russes ont pris en compte  les 3 Su-35 de production (codé "86", "87" et "88" rouge) pour expérimentations.

Identification :

On peut distinguer 2 types de Su-35. Les prototypes obtenus par conversion de Su-27 de série et ceux qui incorporent les modifications de production. Parmi les premiers, on trouve le "701", "702", "705", "706" et "707". Ils se caractérisent par un train avant à une seule roue, des dérives moins hautes et des saumons de dérives "brisés". Les autres possèdent les dérives plus hautes intégrant un réservoir de carburant et des saumons de dérives non "brisés". Le train avant reçoit un diabolo composé de deux roues et le cône de queue voit sa section augmentée. Tous ont une perche de ravitaillement en vol sur le coté gauche du fuselage et en avant du cockpit. L'IRST à été décalée sur la droite. Avant du fuselage "plongeant" et à la section plus ronde. Absence d'antennes sur le coté des entrées d'air et de tube de pitot sur le radôme.

Caractéristiques :

Missions : Chasseur monoplace multirôle.
Réacteurs : 2 Saturn / Lyulka AL-31FM
Poussée : 2 x 130 kN avec P.C.
Dimensions :
Longueur : 22,20 m
Envergure : 14,70 m
Hauteur : 6,40 m
Masses :
A vide : 17 000 kg
Maxi au décollage : 35 500 kg
Charge militaire : 8 000 kg
Performances :
Vitesse maxi : 2 500 km/h
Plafond : 18 000 m
Rayon d'action haute altitude : 4 000 km
Rayon d'action avec ravitaillement : 6 500 km  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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