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Porte-avions russes

 

 

 

 

 

Histoire :

L'aviation navale soviétique a derrière elle une longue et glorieuse histoire. Ses origines remontent à l'aviation navale tsariste, créée en 1913, qui prit une part active aux combats contre les empires centraux pendant la première guerre mondiale. Au cours des premières années du régime soviétique, la marine connut un certain déclin. En effet, Lénine étant partisan d'une défense côtière basée sur le fait que les glaces emprisonnaient la  Baltique, les mers de Barents, d'Okhotsk et de Béring une bonne partie de l'année, empêchant ainsi tout débarquement ennemi.

Pendant de nombreuses années, l'aviation navale se limita donc à quelques unités basées à terre et à des hydravions opérant depuis des navires ravitailleurs. Après le seconde guerre mondiale, Staline envisagea de créer une puissante marine de haute mer capable de se mesurer avec les forces navales américaines, mais il mourut avant de mettre son projet à exécution. Sous Khrouchtchev, le nouveau commandant en chef des forces navales soviétiques, l'amiral Gorchkov, s'occupa essentiellement de la défense côtière du pays. L'aviation navale fut dépouillée de ses unités d'intercepteurs et ne fut dotée que de vieux bombardiers et d'hydravions obsolètes, tout juste capables d'accomplir des missions de patrouille maritime, de lutte anti-navires et de reconnaissance.

Au milieu des années soixante, le lancement de deux croiseurs porte-hélicoptères "Moskva" et "Léningrad", équipés de nombreux hélicoptères de lutte anti-sous-marine, sembla annoncer la constitution d'une véritable aviation embarquée. Mais, en réalité, la stratégie navale soviétique, exclusivement tournée vers la défense immédiate des côtes, ne fut remise en question que dans les années soixante-dix, lorsque quatre porte-aéronefs de la classe "Kiev" et "Bakoti", dotés d'un pont oblique et de deux ascenseurs pour desservir un petit hangar, furent mis en chantier. Cependant, à l'instar des deux premiers porte-hélicoptères, ces nouveaux bâtiments n'emportèrent d'abord que des hélicoptères ainsi que des ADAC/V Yakovlev Yak-36 / 38 "Forger", machines qui ne conféraient pas aux unités soviétiques la supériorité aérienne en cas de conflit contre des appareils comme les F-14 et F-18, voir même contre des "Harrier".

Une vive polémique éclata alors entre le pouvoir politique et plusieurs officiers supérieurs, comme l'amiral Pouchkine, qui demandèrent officiellement qu'une flotte de haute mer équipée de porte-avions pouvant rivaliser avec les bâtiments américains soit lancée. Le principal argument qu'ils avançaient était qu'une telle flotte pourrait contrer n'importe quelle autre flotte et contribuer ainsi à obtenir localement la supériorité aérienne. Un autre argument était que ces porte-avions seraient très utiles et efficaces en cas d'interventions extérieurs, et augmenteraient la capacité de projefction des unités de l'armée soviétique.

L'amiral KUZNETSOV

Finalement, ces arguments l'emportèrent et la décision fut prise de lancer le projet 1143.5 visant à doter la flotte soviétique de porte-avions. La construction du premier porte-avions commença en janvier 1983 au chantier Nosenko à Nikolaev, sur la mer noire.  Tout d'abord baptisé "Léonid Brejnev" lors de sa conception, ce premier porte-avions est d'abord rebaptisé Tbilissi (capitale de la Géorgie) puis "Amiral Kuznetsov" le 21 décembre 1991. En effet il n'était pas question pour le pouvoir de conserver un navire portant le nom d'une ville qui avait montré sa volonté de sécession de l'URSS.

Bien que n'ayant pas de catapulte, le Tbilissi est le premier porte-avions soviétique. Il fut lancé le 5  décembre 1985.  Officiellement  appelé Tyazhelyy Aviane Sushechyy Kreyser (croiseur porte-aéronefs lourd) car les Soviétiques refusent de désigner ces bâtiments porte-avions ceci pour contourner la convention de Montreux qui interdit tout passage de porte-avions dans les détroits turcs. Pour justifier sa désignation, le bâtiment est doté de 12 missiles surface-surface SS-N-19 de 550 km de portée, dont les silos sont situés au pied du ski-jump. L'armement anti-aérien comprend quatre groupes de six silos (8 missiles par silo soit un total de 192 missiles) positionnés en encorbellement aux quatre coins de la piste d'atterrissage. La défense à courte portée est complétée par huit systèmes CADS-N-1 et six tourelles AK-630 de 30mm à canons multitubes. De toute façon, ce bâtiment ne peut être comparé aux porte-avions américains qui sont des bâtiments de projection de force tandis que le bateau russe est un navire de défense aérienne.

Le projet 1143.5 est une extrapolation du porte-aéronefs Baku dont le tonnage est porté à 60.000 tonnes (67.000 tonnes en charge). Il est doté d'un pont d'envol long de 300 mètres qui comprend une piste d'atterrissage oblique (5,5°) longue de 230 mètres et large de 23 mètres, équipée de quatre brins d'arrêt distants de 14 mètres. Deux pistes de décollage occupent  l'avant du bâtiment. L'une à bâbord longue de 195 mètres et en superposition avec la piste d'atterrissage est destinée aux avions conventionnels et l'autre à tribord est longue de 105 mètres et est plutôt destinée aux avions à décollage court.

La proue est constituée d'un tremplin (ski-jump) allant jusqu'à 12° d'inclinaison. Sur l'ensemble du pont, neuf points d'atterrissage pour hélicoptères sont matérialisés. Deux grands ascenseurs de 40 tonnes (20 m x 5 m) sont positionnés à tribord, à l'avant et à l'arrière de l'îlot. Un troisième ascenseur (13 m x 4 m) pour hélicoptère est situé dans l'axe du bâtiment à l'avant du hangar. Ce hangar, qui aurait une longueur de 160 mètres sur 30, doit permettre d'abriter au moins 18 Su-27K et une escadrille d'hélicoptères ASM, avec un maximum de 60 appareils.

La propulsion est assurée par huit chaudières à haute pression qui actionnent quatre groupes turbo-propulseurs, produisant environ 270.000 Cv pour l'entraînement des quatre hélices ce qui donne au bateau une vitesse maximale de 32 nouds.

Le Kuznetsov a effectué ses essais à la mer en 1989 et en novembre de la même année il effectua une campagne d'essais fortement médiatisée. Toujours basé au chantier naval, il subit quelques transformations après ces premiers essais. Mais les travaux et les finitions s'effectuèrent erratiquement, suite à la  dégradation de la situation économique et politique. Il entre officiellement en service le 21 janvier 1991, mais n'est pas pleinement  opérationnel.

Ce premier porte-avions devait être suivit de trois autres. Une deuxième unité baptisée "Riga" puis une troisième baptisée "Oulyanovsk", plus importante que les deux premières (75 000 tonnes au lieu de 65 000) et qui devait être équipée de catapultes à vapeur, devaient normalement suivre. Cependant les réductions drastiques qui ont frappé le budget de la défense russe après la fin de la guerre froide ont contraint la Russie à interrompre leurs constructions.

Lors de l'indépendance de l'Ukraine, deux porte-avions étaient en construction au chantier Nosenko, à Nikolaiëv : le Varyag (ex-Riga) et l'Oulyanovsk. Le Varyag, deuxième de la classe Kuznetsov, fut lancé le 4 décembre 1988. A 80% terminé, il fut l'objet d'une revendication de propriété entre les gouvernements russe et ukrainien. L'Ukraine se proposa de le vendre à l'Inde pour remplacer ou renforcer ses vieux porte-avions Vikraut (ex-HMS Hercules qui date de 1945) et R22 Viraat (ex-HMS Hermès qui date de 1953), mais cette vente ne pu se réaliser sans la coopération de Moscou car tout l'équipement sensible (radar, électronique et  armement) provient de Russie.  Finalement il sera ferraillé. Quant à l'Oulyanovsk, premier porte-avions à propulsion nucléaire d'une longueur de 320 mètres, il fut mis sur cale en 1988. Il est détecté par les satellites américains en 1989 et classé par  l'Otan sous le nom de "Kremlin". Construit à 30%, il fut ferraillé à partir de 1994.

Quant au croiseur porte-aéronefs "Admiral Gorshkov", qui est entré en service dans la marine soviétique le 11 décembre 1987 et qui rouillait depuis 12 ans le long d'un quai, il semblerait que l'Inde ait décidé de le racheter pour le transformer en porte-avions moderne en élargissant son pont d'envol et en le débarrassant de ses missiles. Moscou propose à l'Inde un parc de 30 Mig-29K, 4 hélicoptères KA-31 et 9 KA-28 de lutte anti-sous-marine.

Le groupe aérien

Initialement, le Kuznetsov aurait dû être équipé du Yak-44 - l'équivalent du E-2 Hawkeye équipant les porte-avions américains et le porte-avions français "Charles de Gaulle" - pour la veille aérienne, du YAK-141 - un ADAC/V révolutionnaire et supersonique. Cependant un des deux prototypes s'écrasa et la fin de la guerre froide stoppa net le développement de cet appareil pourtant promis à un bel avenir.

Les Soviétiques adaptèrent alors trois appareils à un usage naval. Le Sukhoï Su-25 UT "Frogfoot" d'appui tactique, le Su-27 "Flanker" et le MiG-29 "Fulcrum" de chasse.  Le "Frogfoot " est un appareil à décollage et atterrissage court (300 m), il a suffit de renforcer son train d'atterrissage et de navaliser son équipement. La version navale du "Frogfoot" est désignée Su-25UTG et est pour l'instant seulement utilisée pour l'entraînement a l'appontage.

Dans un premier temps, Mikoyan transforma un petit nombre de MiG-29A de première génération dont deux ou trois des premiers prototypes encore munis de quilles ventrales. Ils furent désignés MiG-29KVP et MiG-29TVK. Ces machines reçurent une avionique modifiée, un train d'atterrissage renforcé, une crosse d'appontage, mais pas  d'ailes repliables. Par la suite, trois prototypes de la version navale furent construits sous la désignation MiG-29K. Le premier, codé "311", vola le 23 juin 1988. Basée sur le Mig-29M équipé de commandes de vol électriques, la version K du MiG-29 présente de nombreuses modifications : le train est renforcé et est de plus grande amplitude, le parachute de queue est remplacé par une crosse d'appontage, le cockpit est redessiné pour améliorer la vue vers l'avant et vers le bas, le radar est un N-010 Zhuk et la présence d'une perche de ravitaillement escamotable a nécessité le déplacement du désignateur IRST. Les ailes, entièrement redessinées, sont légèrement plus grandes et renferment des senseurs passifs dans des carénages d'extrémités. De plus elles sont repliables à mi-longueur. Tout comme le Mig-29M, le Mig-29K n'a plus d'entrées  d'air auxiliaire sur les apex. La probabilité d'ingestion de corps étrangers étant pratiquement nulles sur un porte-avions. Les volets plus grands sont désormais à double fente, ce qui augmente la portance et permet de réduire la vitesse d'appontage à 240km/h. Le MiG-29K fut finalement abandonné, malgré les appels du bureau Mikoyan qui plaida le fait que son appareil soit plus polyvalent que celui de Sukhoï et que - compte tenu des petites dimensions du hangar du Kutznetsov - il pouvait être embarqué en plus grand nombre (entre 22 et 25 appareils) sans sacrifier le parc de 15 hélicoptères.

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